Le self-care en mode contrôle fiscal, c’est stop
#21. Ta Revue Vivante du vendredi
Temps de lecture : 8 minutes
Cette semaine, on a mis des baskets à la poésie.
Et visiblement, elle court plutôt bien.
On a vu passer une grand-mère en patins à roulettes,
une courgette injustement condamnée à la pénitence nutritionnelle,
un corps convoqué en réunion RH,
un citron avocat de la défense,
et un Bureau du Bien-être beaucoup trop zélé.
Bref, une semaine normale.
Mais sous les couleurs fluo, les punchlines, les légumes glamour et les tampons “REFUSÉ”, il y avait un vrai sujet.
Un sujet très simple. Très sérieux. Très quotidien.
Arrêter de se prendre soi-même pour un dossier à régulariser.
Dans Continuum*, notre Chapitre 21 s’appelle “S’ajuster sans se corriger”. Son intention : affiner la perception sans jugement.
Et franchement, ça fait du bien.
Pas en mode méditation sous cloche. Plutôt en mode :
Et si on arrêtait deux secondes de se parler comme un contrôleur fiscal intérieur avec une checklist en bambou recyclé ?
Au programme :
-
Le grand virage : même poésie, mais en baskets
-
Pourquoi on transforme le soin en tribunal
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S’ajuster sans se corriger : la vraie nuance
-
Manger Vivant : le cru joyeux contre la pénitence verte
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Exercice Vivant : congédier gentiment le contrôleur fiscal intérieur
-
Recette Vivante : carpaccio de courgette glamour, sauce citron-herbes qui claque
1. Même poésie, plus de baskets
Il y a des phrases qui changent le décor.
Et cette semaine, la mienne c’était :
On garde la poésie, mais on lui enfile des baskets.
Et parfois même des rollers.
Je crois que je n’avais pas encore réalisé à quel point j’avais envie de ça.
Garder le fond. Mais changer l’allure et le peps.
Toujours parler du corps.
Du Vivant.
Du souffle.
Des saisons.
De l’assiette.
Du retour à soi.
Mais avec plus de couleurs. Plus de nerf. Plus de visuels impossibles à ghoster.
Parce qu’à force, la douceur sans mordant peut ressembler à une salade sans sauce.
Pleine de bonnes intentions. Mais personne ne demande la recette.
Et moi je n’ai aucune envie que le Vivant soit classé dans le tiroir “développement personnel propre sur lui”.
Je veux qu’il descende dans la rue.
Qu’il ait des patins.
Du citron.
Des punchlines qui claquent.
Des courgettes qui reprennent le pouvoir.
Des affiches qu’on ne veut plus quitter des yeux.
Parce que c’est peut-être ça, la nouvelle porte d’entrée.
Pas expliquer plus. Faire sentir plus fort.
Pas convaincre le mental avec une dissertation sur papyrus recyclé. L’attraper par le col avec un poster fluo et le rallier à la cause du corps, de la perception et du Vivant.
2. Le soin est devenu beaucoup trop administratif
Le vrai problème, ce n’est pas qu’on ne prend pas soin de nous.
C’est qu’on a souvent appris à le faire comme des gens convoqués par eux-mêmes.
“Je dois mieux manger.”
“Je dois reprendre le sport.”
“Je dois arrêter le sucre.” “
Je dois méditer.”
“Je dois respirer.”
“Je dois être plus aligné.”
“Je dois dormir mieux.”
“Je dois me remettre dans le droit chemin.”
Le fameux droit chemin.
Toujours très droit. Rarement très vivant.
À un moment, prendre soin de soi peut ressembler à un bureau des normes.
Avec formulaires.
Sanctions.
Objectifs.
Évaluations.
Et petite voix intérieure qui dit :
“Votre niveau de présence corporelle est insuffisant. Merci de régulariser sous 48h.”
Pardon mais non.
Le corps n’est pas une entreprise en redressement.
Il n’a pas besoin qu’on lui envoie un mail passif-agressif à 22h47.
Il a besoin qu’on revienne au contact.
Ça semble moins spectaculaire. Mais c’est révolutionnaire.
3. S’ajuster sans se corriger
Se corriger, ça part souvent d’un verdict.
✘ “Je suis trop.”
✘ “Je ne suis pas assez.”
✘ “Je fais mal.”
✘ “Je devrais être autrement.”
✘ “Il faut que je me reprenne.”
S’ajuster, ça part d’une sensation.
✔︎ “Qu’est-ce que je sens ?”
✔︎ “Qu’est-ce qui tire ?”
✔︎ “Qu’est-ce qui bloque ?”
✔︎ “Qu’est-ce qui me nourrit vraiment ?”
✔︎ “Qu’est-ce qui me remettrait un peu en lien, là, maintenant ?”
Parfois les mêmes gestes. Mais l’énergie est totalement différente.
Tu peux manger une assiette de cru depuis la culpabilité.
Et tu peux manger une assiette de cru depuis le plaisir.
La première ressemble à une punition verte.
La deuxième devient une porte.
Tu peux respirer pour te corriger.
Et tu peux respirer pour te retrouver.
Tu peux écrire dans ton carnet pour faire joli dans ta routine.
Et tu peux écrire une seule phrase qui va mettre de la lumière sur un tronçon de ton chemin.
C’est ça, la nuance. Très grosse nuance. Que dis-je : la péninsule de Cyrano au milieu de la figure.
On ne cherche pas à devenir parfait.
On cherche à devenir plus perceptif.
Moins brutal.
Moins automatique.
Moins tribunal.
Plus Vivant.
4. Manger Vivant : justice pour les légumes relégués en seconde zone
Cette semaine, il fallait bien qu’on parle de la courgette.
Parce que la courgette n’a pas demandé à devenir le symbole de ta pénitence.
Elle était là.
Fraîche.
Croquante.
Absolument fabuleuse.
Et le monde l’a parfois transformée en :
“J’ai été nul ce week-end, donc mardi je mange un truc vert qui me reste.”
Non.
Justice pour la courgette.
Justice pour le concombre mal compris.
Justice pour la salade abandonnée à son sort.
Justice pour les herbes fraîches qu’on utilise comme décoration alors qu’elles peuvent ressusciter une assiette.
Manger Vivant (…), pour moi, c’est exactement l’inverse du cru tout tristounet.
Manger Vivant (…), ce n’est pas :
“Tiens, voici une alimentation pure pour devenir quelqu’un de bien.”
Manger Vivant (…), c’est résolument :
“Viens, on remet du peps dans ta journée.”
Avec des sauces qui claquent.
Des textures.
Du citron.
Des herbes.
Du crémeux.
Du désir.
Oui, du désir.
Parce qu’on ne revient pas durablement au Vivant par la punition.
On y revient parce que quelque chose donne envie.
Une belle bouchée.
Une couleur.
Une sensation de légèreté.
Une assiette qui ne plombe pas.
Un corps qui dit : “Oh oui merciii !”
Le cru n’est pas là pour corriger ta vie.
Il est là pour lui remettre chaque fois un peu de jus en plus.
5. Exercice Vivant : congédier gentiment le contrôleur fiscal intérieur
Durée : 7 minutes
Version mini : 90 secondes
Version royale : 12 minutes
Cet exercice est parfait quand tu sens que tu es en train de te surveiller au lieu de t’écouter.
(1 minute) Repérer le bureau des normes
Pose une main sur le ventre. Une main sur la poitrine.
Demande-toi :
“Là, est-ce que je suis en train de m’écouter ou de me contrôler ?”
Ne réponds pas avec la tête. Laisse le corps donner une impression.
Serré ?
Pressé ?
Dur ?
Fatigué ?
Agité ?
Déjà en train de se justifier ?
Bienvenue au Bureau du Bien-être.
Mais bon, on va plutôt fermer le guichet.
(2 minutes) Expiration “dossier refusé”
Inspire normalement.
Expire plus longuement, comme si tu soufflais sur un tampon administratif qui vient d’écrire :
REFUSÉ.
Refusé : la culpabilité.
Refusé : le “je dois”.
Refusé : le self-care en mode contrôle fiscal.
Fais 8 expirations longues.
À chaque expiration, relâche un endroit :
mâchoire, épaules, ventre, nuque, front, mains, bassin, regard.
(2 minutes) Ajustement minuscule
Choisis un seul ajustement.
Pas une transformation.
Un ajustement.
Redresser légèrement la colonne.
Boire un verre d’eau.
Ouvrir une fenêtre.
Ajouter du citron à ton assiette.
T’envoyer un message moins violent.
Poser ton téléphone 5 minutes.
Manger assis, comme une personne qui mérite mieux qu’un repas en apnée.
Un seul.
Le corps adore les preuves concrètes. Même d’un millimètre.
(2 minutes) Carnet sans tribunal
Écris cette phrase :
“Aujourd’hui, mon corps ne me demande pas de me corriger. Il me demande…”
Complète en une ligne.
Pas en 3 pages.
Une ligne.
Ça suffit largement tu peux me croire.
Version mini
Une main sur les côtes. Une expiration longue. Une phrase :
“Je ne suis pas un dossier. Je suis Vivant.”
Voilà.
Tamponné.
Validé.
Sans culpabilité majorée.
6. Recette Vivante : carpaccio de courgette glamour, sauce citron-herbes qui claque
Pour 2 personnes. 100 % cru. Simple, frais, insolent de facilité.
Ingrédients
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1 grosse courgette bien ferme
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1 petite poignée de basilic
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1 petite poignée de menthe
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1/2 citron pressé
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3 cuillères à soupe d’huile d’olive
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1 petite cuillère à café de moutarde douce, optionnel
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1 cuillère à soupe de graines de courge ou de tournesol
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1 cuillère à soupe de câpres, optionnel mais bien sympathique
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1 pincée de sel
-
poivre
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quelques zestes de citron
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quelques graines germées, si tu veux faire entrer la courgette sur tapis rouge
Étapes
-
Coupe la courgette en très fines lamelles avec une mandoline ou un économe large.
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Dispose les lamelles dans une grande assiette, façon carpaccio.
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Mixe ou hache très finement basilic, menthe, citron, huile d’olive, sel, poivre et moutarde douce.
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Verse la sauce sur les lamelles.
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Ajoute les graines, les câpres, les zestes et les graines germées.
-
Laisse poser 5 minutes.
-
Regarde la courgette reprendre confiance en elle.
Pourquoi ça fait du bien
La courgette apporte de l’eau, de la fraîcheur, de la légèreté.
Le citron réveille.
Les herbes ouvrent.
L’huile d’olive arrondit.
Les graines donnent du croquant et un peu de densité.
Les zestes mettent une petite claque aromatique très honnête.
Et surtout : cette assiette ne dit pas “sois parfait”.
Elle dit :
“Viens, on remet un peu de Vivant ici.”
Intention
Manger quelque chose de simple, mais pas triste.
Parce qu’une assiette peut être légère sans devenir punitive.
Et ça, franchement, c’est déjà une révolution.
Porte ouverte : Continuum* + Manger Vivant
Cette semaine m’a confirmé que les deux espaces avancent ensemble.
Continuum* pour revenir au corps, aux saisons, au souffle, au geste, à la perception.
Manger Vivant (…) pour remettre du cru, du frais, du beau, du désir et de la vie dans l’assiette.
Deux portes.
Même maison.
D’un côté, on apprend à ne plus se traiter comme un problème à corriger.
De l’autre, on découvre que manger Vivant n’a pas besoin d’être une punition en costume de salade.
Les portes sont ouvertes si tu sens que ça t’appelle.
Pas pour devenir quelqu’un d’autre.
Pour revenir à toi avec plus de jus, plus de jeu, plus de corps, plus de vrai.
Et probablement un peu plus de courgettes aussi.
Entre toi et moi
Je crois qu’on a trouvé quelque chose cette semaine.
Un ton.
Une énergie.
Un rythme.
Une manière de faire passer le fond avec panache.
Je continuerai de prêcher le Vivant.
Et c’est un message qui ne se chuchote pas.
On peut être sensible et drôle.
Poétique et mordant.
Subtil et fluo.
Profond et absolument pas chiant.
Challenge accepted, c’est peut-être ça mon nouveau fil :
Moins de blabla théorique, plus de vrai façon punchline. Toujours le corps. Toujours le Vivant.
La semaine prochaine, dans notre traversée Continuum*, on passe au Chapitre 22 :
Habiter la vitalité.
Intention : reconnaître l’énergie disponible et la respecter.
Oh.
Autant dire qu’on va continuer à mettre du jus dans le système.
Jusqu’à pourquoi pas se transformer en smoothie mangue-passion.
Je te laisse avec ma petite phrase à garder pour le week-end :
Je ne suis pas un dossier à régulariser.
Je suis juste VIVANT.
— Dada
La revue Vivante (abonne-toi et rejoins la tribu)
Le corps se retire parfois avant même qu’on s’en rende compte
Tu peux prendre un peu plus de place
Cette semaine Fred a ouvert la porte. Et c’est déjà une belle leçon.
Je sens que quelque chose prend peau
Avant de chercher PLUS d’énergie, commence par en perdre MOINS. (NL 23)
Ta paix n’est pas un luxe. C’est ton bureau des admissions.
Tu n’as pas à (te) prouver que tu vas mieux
Cette semaine, on évite de se traiter comme un problème à régler.
#20. On peut être en feu sans se brûler
Le Vivant qui me plaît n’a pas besoin de paillettes
Transformer ses émotions en matière intérieure
Ce qui revient quand on remet du Vivant
Transformer tes blessures et soutenir ton terrain
Une Revue qui s’affirme 😊
(Chapitre 15) Respirer sans forcer
Nettoyer en douceur
(13) 🌱 Laisser revenir sans forcer
(🎁 C13.2) Ouvrir sans pousser
Faites la mue, pas la guerre