#20. On peut être en feu sans se brûler
Ta Revue Vivante du vendredi
Temps de lecture : 8 minutes
Cette semaine a eu un goût particulier.
Un goût de table en bois pleine de cartes, de carnets ouverts, de pages encore blanches, de courgettes roulées avec amour, de refonte qui avance, de petites portes qui s’ouvrent partout.
Et puis aussi, soyons honnêtes : un goût de neurones légèrement grillés au déshydrateur.
Pas le grillé salé tout triste. Le grillé vivant et fertile.
Le genre de semaine où quelque chose prend forme. Où on sent que l’élan est là, que ça pousse, que ça circule, que ça veut fleurir.
Et à côté de ça, le corps qui lève la main :
“Ok chef, mais on respire quand ?”
C’est drôle, parce que le Chapitre Continuum* de la semaine s’appelait justement :
Quand le souffle ne suit plus.
Et franchement, il ne pouvait pas mieux tomber.
Cette Revue Vivante, je l’écris donc comme une récolte. Une manière de déposer ce qui s’est ouvert cette semaine, de faire le lien entre Continuum*, Manger Vivant, le souffle, la création, et cette question qui m’obsède doucement :
Comment rester vivant quand ça avance fort ?
Au programme de cette Revue :
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Le mood de la semaine : créer sans se cramer
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Continuum* évolue : une semaine devient une quête
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Manger Vivant commence : les rawcettes ouvrent les papilles
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L’exercice Vivant : remettre du souffle dans l’élan
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La recette Vivante : roulés de courgettes express
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Entre toi et moi : portes ouvertes et suite du chemin
1. Le mood de la semaine : créer sans se cramer
Je crois qu’on connaît tous ça, chacun à notre manière.
Le moment où l’élan revient.
On a une idée. Puis une deuxième. Puis une troisième qui surgit comme un enfant surexcité qui déboule dans la cuisine.
Et soudain, on n’est plus seulement en train de “faire”. On est traversé.
Ça fuse. Ça s’agence. Ça prend forme. Ça appelle d’autres formes.
Cette semaine, pour moi, c’était ça.
La refonte de Continuum*.
Le nouvel univers des cartes.
Les Chapitres qui deviennent plus simples, plus ludiques, plus faciles à pratiquer.
Le lancement de Manger Vivant.
Les premières rawcettes publiées dans l’Encycrupédie.
Les roulés de courgettes qui ouvrent le bal avec leur petit air de “oui, le cru aussi peut être sexy, merci bien” ☺︎.
Et au milieu de tout ça : le souffle.
Ou plutôt : les moments où il ne suit plus.
Parce que créer, avancer, produire, transmettre, lancer, améliorer, publier… tout ça peut être profondément vivant.
Mais si le souffle reste derrière, le vivant devient vite tension.
On peut être en feu sans se brûler. Mais ça demande d’apprendre à sentir quand l’élan bascule en apnée.
C’est exactement ce que j’ai envie de retenir de cette semaine :
Ce n’est pas l’élan le problème.
C’est l’absence de coordination avec le souffle.
2. Continuum* évolue : une semaine devient une quête
Cette semaine, Continuum* a changé de forme.
Pas de fond.
→ Le cœur reste le même 🫶 :
Le corps.
Les saisons.
Le carnet.
La pratique.
Le Vivant.
La respiration.
Le retour à soi sans devoir se transformer en moine tibétain 4e dan.
Mais la forme avait besoin d’être plus simple.
Parce qu’un programme peut être beau, profond, riche, sincère… et quand même devenir trop dense pour une vraie semaine.
Une vraie semaine, ça ne ressemble pas toujours (😄) à une retraite silencieuse à Bali avec vue sur la mer. Haha.
Une vraie semaine, c’est plus souvent :
✔︎ des messages à répondre,
✔︎ des repas à improviser,
✔︎ des deadlines,
✔︎ des charges mentales,
✔︎ des enfants, des clients, des coups de mou,
✔︎ des lessives existentielles,
✔︎ des “je voulais pratiquer mais la journée m’a happé”.
Bref : la vie. Ce petit escape game dont on ne comprends pas toujours les règles…
Chaque Chapitre devient une petite quête.
Et chaque quête a ses cartes :
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Carte Chapitre : on entre dans l’univers.
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Carte Mission : on reçoit le cap.
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Carte Geste : on pratique simplement.
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Carte Joker : on revient même si on a décroché.
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Carte Vivant : on nourrit aussi le corps.
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Carte Boss doux : on assemble la pratique.
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Carte Récolte : on garde ce qui compte.
Ce qui change, c’est la porte d’entrée.
Moins de pression. Plus de jeu. Plus de clarté. Plus de permission.
Parce que je crois de plus en plus à ça :
On n’a pas besoin de plus de discipline.
On a besoin de meilleures portes d’entrée.
Des portes petites. Belles. Simples. Régulières.
Des portes qui disent : “Tu peux revenir maintenant. Même en version minuscule.”
3. Manger Vivant commence : les rawcettes ouvrent les papilles
Et puis, cette semaine, il y a eu l’autre grande ouverture :
Manger Vivant a officiellement commencé 🌱.
Avec les premières rawcettes dans l’Encycrupédie.
Dont mes roulés de courgettes version simplifiée.
Je crois que cette recette a ouvert un petit portail. Un portail simple.
Courgette.
Crème végétale.
Herbes.
Citron.
Texture.
Fraîcheur.
Plaisir.
Une bouchée qui ne plombe pas. Une bouchée qui fait dire au corps :
“Ah oui, là on est bien.”
C’est exactement l’esprit que je veux mettre dans Manger Vivant.
Pas une alimentation punitive. Pas une esthétique de la restriction. Pas la feuille triste mâchée dans un coin en récitant des mantras de culpabilité.
Du cru qui donne envie. Du cru qui nourrit. Du cru qui réveille. Du cru qui n’a pas besoin de gloss.
Et dans l’Encycrupédie, je sens déjà que ça fuse.
Des sauces.
Des bouchées.
Des assiettes.
Des petits rituels.
Des recettes simples.
Des idées fraîches.
Des choses reproductibles, généreuses, incarnées.
À terme, je veux que cet espace devienne une bibliothèque vivante.
L’équivalent de plusieurs beaux livres de recettes et de compréhension du Vivant, mais dans un format qui continue d’évoluer, de s’enrichir, de respirer.
Une cuisine intérieure. Un endroit où venir chercher une idée, une impulsion, une envie.
Pas pour “bien manger” au sens crispé.
Pour remettre du vivant dans l’assiette. Et donc dans le corps. Et donc dans la journée.
4. L’exercice Vivant : remettre du souffle dans l’élan
Voici une pratique toute simple pour accompagner le thème de la semaine.
Elle est parfaite quand tu sens que ça avance vite, que tu as plein de choses à faire, que tu es porté par l’élan… mais que ton corps commence à serrer.
Exercice : le souffle dans l’action
Durée totale : 7 minutes
(Version mini : 90 secondes)
1 minute : Arriver
Pose une main sur les côtes. Une main sur le bas du ventre.
Ne cherche pas à respirer parfaitement.
Demande juste :
“Est-ce que je suis encore là ?”
Inspire doucement. Expire un peu plus longtemps.
Répète 5 fois.
2 minutes : Ouvrir / revenir
À l’inspiration, ouvre doucement les bras.
À l’expiration, ramène les mains vers le centre.
Comme si tu laissais l’élan sortir, puis revenir habiter le corps.
Ne force pas l’amplitude. Cherche le rythme.
2 minutes : Une action ralentie
Choisis une action ordinaire :
boire une gorgée, ouvrir un carnet, envoyer un message, marcher jusqu’à la cuisine, ranger un objet.
Fais-la 10 % plus lentement.
Pas pour devenir zen. Pour sentir que tu peux ralentir sans que tout s’effondre.
2 minutes : Carnet de bord (sous-côté !)
Écris une seule phrase :
“Quand je vais trop vite, mon corps me dit…”
Puis complète.
Une ligne suffit.
Le carnet n’est pas là pour faire joli. Il est là pour laisser une trace.
Et en version mini si tu n’as pas le temps
Une main sur les côtes. Une expiration longue. Une phrase :
“Je peux être en mouvement sans me quitter.”
Validé. Même un acte minuscule compte.
5. La recette Vivante : roulés de courgettes express
Une version simplifiée, fraîche, accessible, pour 2 personnes.
100 % cru. Zéro cuisson. Beaucoup de fraîcheur.
Ingrédients
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1 grosse courgette ou 2 petites
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120 g de noix de cajou trempées 2 à 4 h
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1 cuillère à soupe de jus de citron
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1 petite poignée d’herbes fraîches : menthe, basilic, ciboulette ou coriandre
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1 petite gousse d’ail ou une pincée d’ail en poudre
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1 cuillère à soupe d’huile d’olive
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1 pincée de sel
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poivre ou piment doux, optionnel
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quelques graines germées
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quelques bâtonnets fins de carotte, concombre ou poivron
Étapes
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Coupe la courgette en longues lamelles fines avec une mandoline ou un économe large.
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Mixe les noix de cajou égouttées avec le citron, les herbes, l’huile d’olive, le sel, l’ail et un tout petit peu d’eau.
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La texture doit être crémeuse, pas liquide.
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Étale une petite cuillère de crème sur chaque lamelle de courgette.
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Ajoute quelques légumes croquants et des graines germées.
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Roule délicatement.
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Termine avec un filet de citron, quelques herbes et un peu de poivre.
Vertus
La courgette apporte de l’eau, de la légèreté, de la souplesse digestive.
Les herbes réveillent les papilles et soutiennent cette sensation de frais qui relance sans agresser.
Les noix de cajou donnent du crémeux, du réconfort, une base plus nourrissante.
Les graines germées ajoutent une énergie très vivante : croquante, claire, presque joyeuse.
Intention
Manger quelque chose qui ouvre au lieu de fermer.
Une bouchée qui ne dit pas : “Tiens bon.”
Mais plutôt : “Respire, il y a de la vie ici aussi.”
6. Portes ouvertes, sans pression de plus
Je profite de cette Revue pour te rappeler doucement les deux portes ouvertes du moment.
Continuum*
Continuum* évolue dans sa nouvelle forme.
Des Chapitres plus simples. Des cartes. Des quêtes. Des jokers. Des pratiques en mode chaos, réel ou rituel.
Un programme pour revenir au corps dans la vraie vie.
Pas quand tout est parfait. Maintenant.
Manger Vivant
Manger Vivant vient d’ouvrir, et les premières rawcettes sont déjà dans l’Encycrupédie.
Il reste encore 3 places au tarif actuel avant l’augmentation.
Je le dis simplement : ce que je suis en train d’y mettre vaut déjà bien plus que le prix de départ.
Pas parce que je veux faire du bruit. Parce que je sens l’espace grandir très vite.
Entre toi et moi
Cette semaine m’a confirmé quelque chose.
Le Vivant n’a pas besoin qu’on le force. Il a besoin qu’on lui fasse de la place.
Dans le corps.
Dans l’assiette.
Dans le souffle.
Dans la manière de travailler.
Dans la manière de créer.
Dans la manière de revenir quand on a décroché.
Et peut-être que c’est ça, le vrai fil entre Continuum* et Manger Vivant.
L’un remet du souffle dans le mouvement.
L’autre remet du Vivant dans l’assiette.
Les deux disent, chacun à leur manière :
Tu peux revenir à toi par une petite porte.
Une respiration.
Une bouchée.
Une carte.
Une phrase dans le carnet.
Une main sur les côtes.
Un roulé de courgette (évidemment ☺︎).
La semaine prochaine, on continuera avec un Chapitre qui me plaît déjà beaucoup :
S’ajuster sans se corriger.
Rien que le titre me fait du bien.
Parce qu’on va parler de cette nuance si précieuse :
Ne pas se reprendre comme si on était un problème, mais s’ajuster comme si on était VIVANT.
En attendant, je te laisse avec mon petit mantra du week-end (♡) :
Je peux être en feu sans me brûler. Je peux avancer sans me quitter.
— Dada
La revue Vivante (abonne-toi et rejoins la tribu)
Le corps se retire parfois avant même qu’on s’en rende compte
Tu peux prendre un peu plus de place
Cette semaine Fred a ouvert la porte. Et c’est déjà une belle leçon.
Je sens que quelque chose prend peau
Avant de chercher PLUS d’énergie, commence par en perdre MOINS. (NL 23)
Ta paix n’est pas un luxe. C’est ton bureau des admissions.
Tu n’as pas à (te) prouver que tu vas mieux
Le self-care en mode contrôle fiscal, c’est stop
Cette semaine, on évite de se traiter comme un problème à régler.
Le Vivant qui me plaît n’a pas besoin de paillettes
Transformer ses émotions en matière intérieure
Ce qui revient quand on remet du Vivant
Transformer tes blessures et soutenir ton terrain
Une Revue qui s’affirme 😊
(Chapitre 15) Respirer sans forcer
Nettoyer en douceur
(13) 🌱 Laisser revenir sans forcer
(🎁 C13.2) Ouvrir sans pousser
Faites la mue, pas la guerre