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11. S’ouvrir sans se disperser (tu l'entends le printemps ?)

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1 month ago
La revue Vivante
Tempo de la semaine
Corps & esprit
Le défi du week-end
La recette du crudi

Ta Revue Vivante du vendredi

Temps de lecture : 8 minutes

Il y a des semaines où un thème s’impose sans bruit.

Pas comme une idée brillante ou un concept à défendre. Plutôt comme une évidence qui revient frapper doucement à la porte.

Cette semaine, ce qui est revenu, c’est peut-être ceci : nous avons souvent appris à nous méfier de ce qui pourrait pourtant nous faire du bien.

À nous méfier du calme. De l’espace. Du ralentissement. Du souffle plus ample. À nous méfier, parfois, de ce qui nous ouvrirait sans nous brutaliser.

C’est étrange quand on y pense.

Beaucoup de gens vivent serrés, tendus, raccourcis dans leur propre corps, et trouvent cela presque normal. Mais qu’un peu plus d’espace se présente, qu’un souffle veuille aller un peu plus loin, qu’une zone du corps demande simplement à ne plus tenir aussi fort… et tout de suite, quelque chose se crispe.

Comme si l’ouverture devait forcément mener à la dispersion. Comme si relâcher un peu revenait déjà à perdre le contrôle.

Alors cette semaine, j’ai eu envie de remettre un peu de calme là-dedans.

Pas pour convaincre ou pour faire la morale. Pas pour te demander de devenir une version plus ouverte, plus souple, plus consciente de toi-même entre vendredi soir et lundi matin.

Juste pour rouvrir une question :

et si ton corps n’était pas fermé contre toi ? Et s’il n’était pas rigide par défaut ? Et s’il ne faisait pas “obstacle” à ton élan ?

Et s’il essayait simplement de te protéger à sa manière, parfois un peu trop longtemps ?

C’est une question immense, en réalité.

Parce qu’à partir du moment où on cesse de voir le corps comme un problème à corriger, on commence peut-être à l’écouter autrement. On cesse de vouloir le forcer. On cesse de le soupçonner. On commence à regarder ce qu’il essaie de faire pour nous, même dans ses retenues.

Et souvent, ce qu’il dit n’est pas très compliqué.

J’ai besoin de sécurité. J’ai besoin de lenteur. J’ai besoin d’un peu plus d’espace. J’ai besoin que tu n’ouvres pas tout d’un coup. J’ai besoin que tu restes avec moi pendant que ça change.

Ce n’est pas spectaculaire. Mais c’est profond.

Parce que le vrai déplacement n’est pas seulement postural. Il est intérieur.

Il y a un moment très précieux, quand quelqu’un comprend que son problème n’était peut-être pas un manque de volonté. Mais un manque d’espace habitable. Un dedans trop contracté. Un rapport conflictuel au relâchement. Une fidélité trop ancienne à des formes de tension devenues familières.

Et là, quelque chose se détend.

Pas d’un coup. Pas comme dans une promesse miracle. Mais doucement. Réellement.

Le souffle peut changer. Le ventre peut se déposer. La poitrine peut s’élargir sans s’exhiber. Le mental peut devenir un peu moins bruyant. Le corps peut redevenir un lieu un peu moins étroit à habiter.

Et surtout, une autre relation peut naître.

Moins inquiète. Moins volontariste. Moins méfiante.

C’est peut-être cela, au fond, que je trouve le plus beau dans ce travail.

Pas seulement ses effets. Mais la qualité de relation qu’il réinstalle.

L’ouverture n’arrive pas en nous comme un ordre. Elle arrive comme un rappel.

Un rappel de place. Un rappel d’air. Un rappel de confiance, parfois. Comme si le corps disait : tu peux arrêter de me brusquer. Tu peux commencer à m’habiter autrement.

Et plus les années passent, plus je sens que ce sujet dépasse largement la respiration ou la posture du moment.

Il touche à notre manière de traverser les saisons. De vieillir. D’habiter notre énergie. De garder de la souplesse sans perdre notre axe. De nous ouvrir sans nous quitter.

C’est pour ça que cette semaine m’a semblé importante.

Pas parce qu’elle nous aurait appris à “mieux respirer”. Mais parce qu’elle nous a remis au contact d’un geste bien plus vaste : ouvrir sans se disperser.

Ne pas tout lâcher. Ne pas tout refermer.

Trouver le seuil juste.

1. Ce que la semaine a déplacé

À première vue, ce Chapitre pouvait sembler discret.

Pas de grande performance ni de transformation visible de loin. Pas de grand récit héroïque non plus.

Et pourtant.

On a commencé par repérer la retenue. L’endroit exact où le corps portait trop. Pas de manière vague. Précisément.

Puis on a offert une micro-ouverture. Une invitation à se détendre. Juste pour redonner au corps un peu plus de place.

Puis le souffle est venu habiter cette place. Et là, déjà, quelque chose change. Parce qu’un espace dans lequel le souffle entre cesse d’être théorique.

Et enfin, il a fallu rester.

Rester dans un peu plus d’ouverture. Rester dans un peu plus de présence. Rester sans repartir tout de suite dans la vieille tension.

Cette semaine, au fond, nous n’avons pas appris à ouvrir. Nous avons appris à ne pas fuir l’ouverture.

2. Le piège de l’ouverture trop rapide

Il y a souvent un malentendu à cette période de l’année, et c’est compréhensif.

La lumière revient, alors on veut déjà repartir. L’énergie remonte un peu, alors on accélère. On sent l’hiver se desserrer, alors on imagine qu’il faut déjà basculer ailleurs.

Mais le corps n’aime pas être précipité dans une nouvelle saison. Il n’aime pas qu’on transforme le renouveau en exigence. Encore moins en urgence.

Le vrai passage n’est pas une rupture. C’est une adaptation fine.

Et c’est là que notre thème de semaine devient précieux : on peut bouger sans se perdre. On peut s’ouvrir sans se disperser. On peut accueillir plus d’air sans devoir tout réinventer.

Le corps n’a pas besoin d’être brusqué pour changer de saison. Il a besoin d’être accompagné.

3. Ton petit exercice Vivant du week-end

Durée : 12 minutes

Ce week-end, je t’invite à refaire notre semaine entière dans un seul mouvement.

Min 0 à 2 : Repérer

Installe-toi assis·e ou debout. Laisse le corps se poser.

Pose-toi cette question simple : où est-ce que ça se retient encore un peu en moi aujourd’hui ?

Choisis une seule zone.

Min 2 à 5 : Ouvrir un peu

Offre à cette zone 3 % de place en plus.

Rien d’impressionnant. Rien qui force. Seulement une ouverture que ton corps peut croire.

Par l’intention et la présence.

Min 5 à 8 : Respirer dedans

Laisse le souffle aller un peu plus loin dans cette zone.

Pas un grand souffle parfait. Un souffle crédible. Un souffle qui dit : ici aussi, je peux vivre.

Fais-le vraiment 3 minutes, en ne pensant qu’à cette zone.

Min 8 à 12 : Rester

Puis reste.

Avec trois repères :

  • la zone un peu plus ouverte

  • le souffle tranquille

  • l’ancrage bas dans les jambes, le bassin ou les pieds

Et répète, si besoin :

Je peux rester ici.

Pas ici dans une idée. Ici dans un état.

Si tu veux, je pourrais t’envoyer les exercices complets qu’on a faits cette semaine dans Continuum⍟. Dis-moi si ça te plairait.

4. La recette Vivante de clôture

Terrine crue de chou-fleur, herbes et citron, sauce tahini-citron

Pour 2 personnes

Il fallait une recette qui rassemble la semaine. Quelque chose de vivant, clair, structurant, mais sans lourdeur. Une recette qui dise à la fois : fraîcheur, tenue, stabilité.

Ingrédients

Pour la terrine

  • 1/2 petit chou-fleur

  • 1 carotte

  • 1 branche de céleri

  • 1/2 avocat

  • 3 cuillères à soupe de graines de tournesol trempées 4 heures puis rincées

  • 2 cuillères à soupe de graines de lin moulues

  • 1 cuillère à soupe de jus de citron

  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive

  • 1 petite poignée de persil plat

  • 1 petite poignée de ciboulette ou d’herbes douces

  • 1 pincée de sel non raffiné

  • poivre noir, optionnel

Pour la sauce

  • 1 cuillère à soupe bombée de tahini

  • le jus de 1/2 citron

  • 2 à 3 cuillères à soupe d’eau

  • 1 petite pointe de gingembre râpé

  • 1 pincée de sel

Étapes

  1. Râpe grossièrement le chou-fleur, la carotte et le céleri, ou mixe-les par impulsions pour obtenir une texture fine mais encore vivante.

  2. Dépose le tout dans un saladier.

  3. Ajoute l’avocat écrasé, les graines de tournesol, les graines de lin moulues, le jus de citron, l’huile d’olive, les herbes ciselées et le sel.

  4. Mélange bien jusqu’à obtenir une préparation qui se tient.

  5. Tasse-la dans un petit moule ou un bol, puis laisse reposer 20 à 30 minutes au frais pour que la texture prenne.

  6. Prépare la sauce en mélangeant le tahini, le citron, l’eau, le gingembre et le sel jusqu’à obtenir une crème souple.

  7. Démoule et sers la terrine avec la sauce.

Vertus

Le chou-fleur structure sans alourdir. Les graines apportent tenue, minéraux et sensation de socle. Les herbes et le citron gardent la recette vivante, fraîche, respirante. Le tahini donne une profondeur rassasiante, presque contenante.

Là aussi, on retrouve le cœur du Chapitre. De l’espace, oui : mais avec forme et plaisir.

Cette recette est une des 4 recettes vues dans Continuum⍟ cette semaine.

5. Ce qu’on emporte avec soi

Peut-être pas une révolution. Mais quelque chose de plus précieux qu’une révolution : un déplacement fiable.

La possibilité de sentir un peu plus tôt où ça se referme. De ne plus confondre ouverture et débordement. De laisser entrer un peu plus de vie sans croire qu’il faut tout changer d’un coup.

C’est souvent comme ça que le corps recommence à faire confiance.

Pas quand on le secoue. Quand on l’accompagne.

6. Entre toi et moi

Je trouve qu’il y a quelque chose de très beau dans cette semaine.

Elle ne cherche pas à impressionner. Elle remet juste un peu plus de vérité dans notre manière de changer.

Tu n’as pas besoin de tout ouvrir. Tu n’as pas besoin de te prouver quoi que ce soit. Ni d’accélérer pour sentir que quelque chose bouge.

Regarde. Entrouvre. Respire. Reste un peu plus avec toi.

Ce sera déjà une très belle façon d’approcher le printemps.

La semaine prochaine, nous entrerons dans le Chapitre 12 : Traverser le seuil. Il s’agira d’accompagner le changement de saison sans brusquer le corps. Pas de grand basculement. Plutôt l’art délicat de passer d’un climat intérieur à un autre, sans rupture inutile.

Alors ce week-end, ne force rien.

N’arrache pas l’ouverture. Ne transforme pas encore cela en mission. Laisse juste le corps comprendre qu’un peu plus d’espace est possible. Et que cet espace peut rester habitable.

Je te souhaite une belle ouverture dans le sens du Vivant.
🫧
— Dada

Follow — Dada | Continuum⍟ to comment
lysonamadieu7
1 month ago
Texte réconfortant, apaisant car déculpabilisant, qui rappelle qu’il ne doit pas être finalement si ardu de se faire confiance pour cheminer vers un mieux-être, un mieux-sentir … et que la lenteur n’est pas « ne pas avancer » mais constitue le rythme noble et légitime nécessaire a prétendre a un mouvement véritable … Merci 😊.
adaneraw
3 weeks ago
Oh merci Lison pour ton commentaire, il me touche. Et oui, il faut urgemment dé-cul-pa-bi-li-ser. C’est certainement le vrai départ de la Guérison 🙏✨
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Rallumeur de feu doux & artisan du Vivant | Régénération & énergie naturelle. J’accorde ton corps, ton mental et ton feu intérieur.
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