Faites la mue, pas la guerre
Revue Vivante #12
Ce qui change quand on arrête de se quitter
Ces derniers temps, j’ai compris que j’étais en train de refaire un vieux mouvement.
Quelque chose de discret, propre, presque invisible.
Je me retordais un peu pour faire tenir ce que je construis.
Et maintenant, je le sens vite quand ça commence. Ça serre. Ça assèche. Ça rend plus correct que vivant.
Pendant longtemps, j’ai cru qu’aimer un projet, c’était se donner à lui. S’y fondre. Lui offrir toute la place. Se rendre plus lisible, plus rassurant, plus acceptable pour qu’il tienne bien debout.
Mais je crois que je viens de comprendre l’inverse.
Ce n’est pas à moi de plonger en lui. C’est à lui de plonger en moi.
Dans mon souffle. Dans mon vécu. Dans mes angles. Dans mon feu. Dans ma vérité aussi.
Sinon, ça donne quoi ? Quelque chose de propre, oui. Mais sans sève.
Et moi, je n’ai plus envie de construire des choses qui tiennent en m’asséchant.
Ce que le Vivant m’a vraiment fait
Quand je suis devenu crudi en 2015, je n’ai pas juste changé d’alimentation.
J’ai commencé à déplacer ma vie.
Le corps a répondu vite. Plus de fluidité. Plus de clarté. Une énergie plus stable. Un sommeil plus simple. Comme si, peu à peu, mon corps arrêtait de faire tout le travail malgré moi.
Mais il y a l’autre versant, celui qu’on raconte moins.
Le Vivant m’a fait du bien. Mais il ne m’a pas laissé tranquille.
Parce que quand tu remues ton énergie pour de vrai, tu remues aussi tes liens, tes repères, tes anciennes fidélités, ta manière de voir le monde. Il y a eu des incompréhensions, des frottements, des distances. Et moi aussi, je n’ai pas toujours aidé. J’étais plus radical, plus raide, moins doux.
Alors non, je ne vais pas raconter le conte de fées du gars qui a changé d’assiette et dont tout est devenu lumineux.
Ce serait faux.
La vérité, c’est que le Vivant ne m’a pas seulement soulagé. Il m’a remis en place.
Et malgré les secousses, je préfère mille fois cette traversée-là à l’ancienne torpeur.
Le vrai danger
Je crois qu’il y a quelque chose de plus courant qu’un grand craquage.
C’est le fait de se quitter sans faire de bruit.
Continuer à peu près. Tenir. Gérer. Répondre. Avancer. Avoir l’air d’aller “correctement”. Et sentir, au fond, qu’on n’est plus tout à fait là.
On dort un peu moins. On mange un peu plus vite. On respire plus court. On compense davantage. Et à force, ce qui devrait alerter devient normal.
C’est peut-être ça qui me touche le plus chez les gens aujourd’hui. Pas leur manque de volonté. Leur éloignement.
Je crois qu’on manque moins de solutions que d’un vrai retour.
Retour au corps. Au souffle. À un rapport plus simple, plus vrai, moins violent avec soi-même.
Mon manifeste
Si je parle du Vivant depuis toutes ces années, ce n’est pas pour faire joli.
C’est parce que je crois sincèrement qu’on s’est coupés de choses fondamentales.
Corps. Rythme. Vrai carburant. Lumière. Souffle. Présence.
Simple. Basique.
On ajoute des couches partout. Des méthodes, des hacks, des compensations, des suppléments, des petits systèmes pour tenir dans des vies qu’on ne questionne même plus.
Et moi, je crois qu’on a surtout besoin de revenir à la base.
Le Vivant, pour moi, ce n’est pas une religion de l’assiette parfaite. C’est une base oubliée.
Quand tu remets un peu plus de Vivant dans ton corps, dans ton assiette, dans ton souffle, dans tes journées, quelque chose se réveille.
Lentement. Prudemment.
Mais indubitablement.
Et c’est un bonheur de sentir ce courant intérieur nous habiter à nouveau.
Recommencer à revenir
Je n’ai pas envie de laisser ce texte flotter dans de belles idées.
Alors voilà trois portes toutes simples et absolument puissantes. À faire autant de fois que nécessaire.
Revenir au souffle
Avant de replonger dans le bruit, prends trois vraies respirations. Pas pour bien faire. Juste pour te rappeler que tu es là avant le reste.
Revenir au corps
Accorde-toi un repas sans écran, sans scroll, sans vitesse. Pas un repas parfait. Un repas vécu.
Revenir à l’écoute
Prends dix minutes de marche, de silence ou de carnet. Et pose-toi cette question : de quoi ai-je besoin, là, vraiment ?
Ce que je propose aujourd’hui
Je le vois bien : tout le monde n’a pas besoin de la même porte d’entrée.
Parfois, un post ou une phrase juste suffit à rouvrir quelque chose. Parfois, il faut un rendez-vous plus régulier avec soi, et c’est là que la Revue Vivante et Continuum⍟ prennent tout leur sens. Et parfois, on sent qu’il faut aller plus loin, avec un vrai cadre, une vraie présence, un vrai virage. C’est là qu’entre mon coaching Élan VIE, en 4 ou 12 semaines.
Je ne dis pas ça pour pousser. Je dis ça parce que chacun a son seuil.
Et que le plus triste serait peut-être de rester trop longtemps au bord de soi-même.
☘️ L’exercice vivant du week-end
Prends vingt vraies minutes avec un carnet (tu me remercieras plus tard).
Écris cette phrase :
À quels endroits de ma vie suis-je encore en train de me tordre pour faire tenir quelque chose ?
Puis écris celle-ci :
Qu’est-ce qui changerait si je remettais un peu plus de moi au centre ?
Réponds simplement. Ne cherche pas à faire beau. Cherche à être honnête.
Et choisis une action simple pour ancrer ce moment.
Un repas plus calme. Une limite posée. Une respiration plus pleine. Un silence. Un non. Un oui. Ou pourquoi pas une danse.
Pas besoin d’un grand plan. Juste d’un point de vérité.
La mue ne commence pas quand on devient quelqu’un d’autre.
Elle commence quand on arrête enfin de se quitter.
On continue ce chemin ensemble ?
— Dada
La revue Vivante (abonne-toi et rejoins la tribu)
Le Vivant qui me plaît n’a pas besoin de paillettes
Transformer ses émotions en matière intérieure
Ce qui revient quand on remet du Vivant
Transformer tes blessures et soutenir ton terrain
Une Revue qui s’affirme 😊
(Chapitre 15) Respirer sans forcer
Nettoyer en douceur
(13) 🌱 Laisser revenir sans forcer
(🎁 C13.2) Ouvrir sans pousser
11. S’ouvrir sans se disperser (tu l'entends le printemps ?)
Aperçu du Chapitre 11, "S'ouvrir sans se disperser"
10. Comme un poisson sans nageoires
Préparer le dégel intérieur
Prélude au Chapitre 9
Avant même de répondre, j’étais déjà contracté.
(C8) Réparer en mouvement
#07. Faire moins, sentir mieux
Demande à ton corps, c'est peut-être l'occasion (mes promotions !)
#06. Les chelous tranquilles et Vivants